Insertion professionnelle

L’étude de suivi de l’insertion des lauréats des établissements de formation, lancée par la Direction de la Formation Professionnelle et de la Formation Continue des Artisans, s’inscrit dans le cadre de la mise à niveau et l’amélioration continue du dispositif de la formation professionnelle qui passe nécessairement par la disposition d’informations fiables et actualisées, aussi bien sur le plan qualitatif, sur la situation professionnelle des lauréats et l’adéquation du contenu des programmes aux besoins du marché de l’emploi.

Les principaux objectifs sont comme suit :

  • Connaître la situation professionnelle des lauréats de la formation professionnelle initiale (mode résidentiel et mode apprentissage), et ce 9 mois après leur sortie des EFP;
  • Mesurer le taux d’insertion des lauréats ;
  • Dégager des informations sur les lauréats insérés, et ceux en chômage;
  • Appréhender le degré d’adéquation de la formation à l’emploi;
  • Analyser l’auto-emploi des lauréats ou leur capacité à créer leur propre entreprise.
  • Avoir des informations sur l’employabilité des lauréats et les caractéristiques des emplois occupés, etc.

Les principaux indicateurs dégagés de cette étude, sont le taux d’insertion et le taux d’emploi.

Taux d'insertion et d'emploi

Les résultats de cette enquête dénotent une évolution significative du taux d’insertion par rapport aux années précédentes. Il est de 71%, 9 mois après l’obtention du diplôme, et s’élève à 90.4%, 36 mois après l’obtention du diplôme.

Quant au taux d’emploi, 9 mois après l’obtention du diplôme, il est de 64.4% et s’élève à 83.8%, 36 mois après l’obtention du diplôme.

Forte adéquation Formation/Emploi

L’analyse des secteurs d’activité des lauréats des promotions 2012 et 2013 indique que l’adéquation entre la formation et l’emploi type exercé par le lauréat est satisfaisante : au moins 93% des lauréats occupés exercent dans leur domaine de formation. Une telle adéquation a été d’ailleurs confirmée par les secteurs d’activité de l’employeur de ces lauréats.

Par ailleurs, 95% des employeurs considèrent que la formation reçue a suffisamment préparé le lauréat à l’emploi qu’il occupe.

Synthèse des résultats de l'étude

La présente enquête d’insertion des promotions 2012 et 2013 a été menée auprès de respectivement 4.444 et 4.438 lauréats couvrant l’ensemble des composantes du système de la formation professionnelle relevant du Ministère de l’Artisanat et de l’Economie Sociale et Solidaire. De par son exhaustivité, le taux de réponse a atteint respectivement 96% et 97% pour les promotions 2012 et 2013.
Ce taux de réponse important pour les différentes composantes du système ont permis de reproduire des résultats significatifs selon les niveaux de détail recherchés.

Une hausse des taux d’emploi et d’insertion

Le taux d’emploi est passé pour la promotion 2011, de 44% à 64% en 2013, soit une hausse de 20 points.

Quant au taux d’insertion, il est passé de 53 % à 71 % en 2013, soit une hausse de 18 points.

S’agissant du taux de chômage, il est passé de 52% en 2011 à 36% en 2013, soit une baisse significative de 16 points.

Taux201120122013
Taux d'emploi44%68%64%
Taux d'insertion53%74%71%
Taux de chômage52%32%36%

Adéquation formation emploi en progression

L’analyse des secteurs d’activité des lauréats des promotions 2012 et 2013 indique que l’adéquation entre la formation et l’emploi type exercé par le lauréat est satisfaisante : au moins 93% des lauréats occupés exercent dans leur domaine de formation. Une telle adéquation a été d’ailleurs confirmée par les secteurs d’activité de l’employeur de ces lauréats.

Plus encore, 86% des lauréats occupés de la promotion 2012 et 88% de ceux de la promotion 2013 affirment l’adéquation entre l’emploi occupé et la formation reçue.
Par ailleurs, 95% des employeurs considèrent que la formation reçue a suffisamment préparé le lauréat à l’emploi qu’il occupe (70% complètement et 25% moyennement).

Aussi, 98% des employeurs enquêtés considèrent que le lauréat a eu peu de difficultés pour s’adapter aux tâches qui lui sont assignées et/ou au matériel utilisé (25% aucune difficulté et 71% peu de difficultés).

Enfin, 97% des employeurs ont exprimé leur satisfaction de la formation offerte relative au métier exercé par le lauréat (31% élevé et 66% moyen).

Création d’entreprises

16% des lauréats étaient installés à leur propre compte pour chaque promotion, principalement ceux du mode de formation par apprentissage. Ces derniers ont monté leurs entreprises soit au cours de l’année de sortie de l’établissement, soit l’année suivante.

Ces entreprises ont été créées principalement par une activité à domicile soit 74%, contre 8 % qui ont créé une entreprise légale et 17% avec une activité dans un local sans registre de commerce.

Une telle situation explique le faible montant du capital investi (moins de 5.000 DH pour près des 2/3 des lauréats).

Enfin, il est important de rappeler que plus des 2/3 des lauréats non installés à leur propre compte de chaque promotion pensent s’y installer dans un avenir proche. Outre les difficultés liées au marché, le manque de fonds propres (plus de 95%) allié au manque de l’assistance (plus de 43%) et à l’insuffisance des avantages et encouragements accordés par l’Etat (plus de 36%) constituent les principales raisons empêchant les lauréats de tenter de monter leur propre affaire.

Dans ce sens, l’enquête a cherché à faire ressortir le degré d’information des lauréats sur les différents dispositifs d’incitation à la libre entreprise. Les résultats de cette enquête montrent que le programme MOUKAOUALATI est de loin le plus connu ; respectivement 42% et 36% des lauréats des promotions 2012 et 2013. Les autres mesures sont connues, pour la promotion 2012, de 9% pour IDMAJ et 10% pour TAAHIL (respectivement 10% et 9% pour la promotion 2013).